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Les BLEUETS D'ILLATS
des origines à nos jours
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commune d'ILLATS

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Racontée par Marc VINCENT, son Président emblématique, l'histoire des BLEUETS d'ILLATS se confond avec l'histoire récente de la commune
et permet de raviver les souvenirs des plus anciens comme des plus jeunes qui participent encore de cette légende.
Vous retrouverez ici, chaque mois, un nouvel épisode de cette saga.












Chapître 2  -  Joueur à tout faire

Il faut dire qu'il n'y avait qu'un Président d'Honneur et que personne n'avait le temps de participer. Je suis donc devenu joueur dès le premier match, puis Secrétaire, Trésorier etc... Il est vrai que ce n'était pas le bout du monde: une équipe de cinq joueurs. Mais le bénévolat, quoi qu'on dise, nétait pas plus développé qu'en l'an 2000, même plutôt moins...

N'étant que cinq joueurs, je pensais qu'il fallait former des jeunes à la pratique du basket. Il faut dire qu'en ce temps là, il n'y avait pas d'équipes de jeunes, ni d'entraineurs. Le basket était balbutiant. Les terrains étaient en terre, la technique primaire. Les ballons étaient en cuir avec une vessie et des lacets pour fermer le tout. Quand le ballon était mouillé, il fusait comme une savonnette.

Quelques jeunes semblaient intéressés: J.C. Mivielle, Guy Roudet, François Castet, Bernard Dudon, André Carreyre, Raoul... En Gironde, c'était la quatrième équipe de minimes garçons. Mais une équipe de jeunes, cela n'avait jamais existé et cela posait un problème à beaucoup de monde à Illats. Malgré tout, l'équipe démarrait dans le championnat de Gironde.

Les déplacements se faisaient à bicyclette jusqu'à la gare de Cérons, pis par le train ... et en camionette quand cela était possible car il n'y avait pas beaucoup de voitures en ce temps là.

La première année, pas beaucoup de victoire, puis vinrent les résultats.

La deuxième année 1953/54, l'équipe senior fut finaliste du championnat de Gironde première série contre le Galia Bastide, le 9 mai 1954 et monta en Promotion d'Honneur. L'équipe fut demi-finaliste du championnat Promotion UFOLEP, finaliste de la Coupe du District.

Pas mal de matches amicaux avec une équipe composée de seniors, cadets et minimes. Commencent à jouer les jeunes Jean Despujols, Jean Pierre Drouet, Jakie Banos, Boyreau, Jean Pierre Carreyre etc

Pour la saison 1956/57,  l'équipe 1, première de la Poule B avec 8 points d'avance, fut finaliste du championnat Promotion d'Honneur, battue par la Banque de France, mais monta en Honneur.

Un peu plus tard, la commune n'ayant pas les moyens, je montais un dossier avec la Jeunesse et les Sports et son Directeur, Monsieur BEIX, avec l'accord du Conseil Municipal. Les travaux faits de façon bénévole avec l'aide de la municipalité ainsi que des Ponts et Chaussées (goudronnage etc...) furent subventionnés à 50 %. La subvention nous permit de réaliser une main courante métallique (par Jean Dupuy) sur le pourtour du terrain et un abri en dur pour les officiels.

Un puits existait, situé sur l'axe du terrain, mais sur le bord Est. Ce puits a été arasé et couvert d'une dalle sous le goudronnage. Il existe toujours sous ce qui est devenu un terrain de boules.

Nous nous servions des bains douches comme vestiaires le dimanche après midi, car elles étaient fermées au public.

L'hiver, quand il gelait fort, le gérant des Douches, Monsieur Robert Bédouret, vidangeait son installation sur le terrain et, le matin, quand la réserve jouait, elle se trouvait avec le haut du terrain verglacé. il fallait saler le terrain pour pouvoir jouer à 10 heures. En cas de neige, c'était la même chose car, à l'abri du bâtiment des Bains, le soleil ne paraissait jamais.

Les déplacements étaient un réel problème car très peu de gens avaient un véhicule. Au début, nous avons été transportés par de vieilles camionnettes qui n'étaient pas fiables, les pannes étaient nombreuses. Puis, Louis Lire, électricien et supporteur n° 1, qui avait une grosse voiture,  nous fit les déplacements pour des sommes réduites. Mais avec les premières équipes de jeunes, cela s'est compliqué.

A la fin des années 50 nous eûmes l'occasion d'acheter à Monsieur Dulou, gendarme, une vieille HOTCHKISS (lien vers l'histoire de Benjamin Hotchkiss) que nous assurions pour les week-ends et qui nous dépanna pour les déplacements et  nous permis de sortir le soir. Par la suite, nous avons acheté une TALBOT (lien vers l'histoire de la marque TALBOT) à Monsieur Dubédat, épicier à la Fontaine.

Pour les tournois de fin d'année qui étaient nombreux, ces véhicules étaient vraiment importants, surtout la première qui était très fiable, la Talbot l'étant moins. Nous étions indépendants.

Monsieur Hidalgo lança le Tournoi et Fête de l'Ascension qui fut un échec la première année. Par la suite, nous avons essayé d'organiser un Tournoi de Basket avec de belles équipes de Bordeaux, puis avec less Cheminots de Paris face à une sélection girondine, des matchs Masculins mais aussi Féminins, avec les équipes des PTT de Bordeaux et de Cenon.

Ces matchs déplaçaient beaucoup de public avec, pour terminer la journée, un grand vin d'honneur suivi d'un bal. Les années suivantes, nous y avons ajouté Miss Basket avec un défilé derrière la fanfare de Barsac.

Les cheminots de Paris étaient logés chez l'habitant et le lendemain, on leur faisait visiter la région.

Cela nous permettait de faire quelques recettes avec les bals, les loteries et les buvettes.


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