ILLATS
et les
Illadais

LES AMIS DE L'ÉGLISE
 ST LAURENT D'ILLATS
Site de la
commune d'ILLATS



LES AMIS DE L'EGLISE SAINT-LAURENT D'ILLATS



Cette association qui fut fondée en 1991 a pour but de rassembler tous ceux qui s'intéressent à l'église, à ses richesses artistiques et à son histoire. Elle contribue également à sa restauration dans le cadre de la promotion du patrimoine communal, recherche des moyens financiers et propose des manifestations sous forme de sorties cultuelles et culturelles, amicales, ou de concerts de chants lyriques, baroques et religieux.
C'est ainsi qu'ont pu être achetés un coffre-fort pour mettre à l'abri nos quelques objets précieux, un orgue liturgique pour remplacer l’harmonium vétusté de l'église et d'autres choses encore.
Les fauteuils et prie-dieu des mariages ont été restaurés ainsi que l'ancien harmonium, le lutrin, le Christ en ivoire et bien d'autres objets de valeur.
De plus, les personnes bénévoles se relayent le week-end des journées du patrimoine, au mois de septembre, afin de recevoir les visiteurs et leur faire faire une visite guidée pour découvrir notre église et toutes les merveilles qu'elle renferme.

Nous souhaitons une bonne continuation aux personnes qui s'investissent dans cette oeuvre.
Brigitte LACOSTE.


Le monument le plus remarquable de la commune est, sans conteste, l’église St Laurent dont le portail est classé par les Monuments de France.


Elle comprend une abside en hémicycle précédée d'une travée droite, qu'on peut rapporter au Xlè s.


L'arc triomphal du chœur a été doublé en largeur, au Xllè s., par deux colonnes à chapiteau sculpté :au Nord, un pèsement des âmes, au Sud, le martyre de Saint-Laurent. Les tailloirs du Xllè s. portent des palmettes alors que ceux des chapiteaux voisins plus anciens sont nus, et que leurs corbeilles présentent des masques, un torse d'homme et des palmettes grossières.


La nef unique remaniée est précédée d'une amorce de faux-transept. L'extérieur, crépi, n'offre guère d'intérêt que par son beau portail occidental à cinq voussures. Le décor du chapiteau du quatrième pilier à droite en regardant l'Eglise, de l'extérieur vers l'intérieur, est le même qu'à CASTELVIEL. Plus simplement pour bien préciser l'emplacement de ce chapiteau : le premier chapiteau à droite de la porte (deuxième voussure en partant de l'intérieur) représente deux quadrupèdes assis adossés, tournant la gueule vers un gros masque humain tenant la place de la volute d'angle ; de jolies palmettes leur tiennent lieu d'ailes.


« Quatre des chapiteaux du chœur sont extrêmement remarquables - La corbeille du premier est formée par un buste d'homme en haut relief, grand comme nature, qui soutient le tailloir. C'est évidemment le même sujet que celui de l'église de Saint-Martin-de-Serres : la punition des orgueilleux ( n 'aimez ni le monde, ni rien de ce qui est dans le monde, l'amour du Père n 'est pas en lui. Car tout ce qui dans le monde : la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, l'orgueil de la richesse, ne vient non pas du Père, mais du monde. Or, le monde passe avec ses convoitises ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement.) (première épître de Saint Jean 15-16-17)


Sur un autre, la Sainte Vierge assise, tient sur ses genoux l'enfant Jésus dont la tête est surmontée d'une petite croix. Jésus au lieu de bénir, tient ses deux bras légèrement écartés du corps, et, de ses deux mains ouvertes, il semble appeler à lui le genre humain. Le trône de Marie est entouré de grandes feuilles lancéolées. Des étoiles garnissent le fond du tableau, et des raisins pendent aux angles du tailloir. La pose de la Sainte-Vierge est remarquablement solennelle, mais la sculpture est grossière.

Les deux autres chapiteaux, placés en face l'un de l'autre et recevant les retombées de l'arc triomphal, m'ont paru extrêmement intéressants. Sur celui du Nord, le tailleur d'image a sculpté le Pèsement des âmes et la Résurrection des morts.


Sur les faces latérales, quatre Anges, tenant chacun un livre, sonnent de la trompette ; au-dessus de l'astragale, six morts représentés par des têtes humaines seulement, sortent ; un serpent enlace de ses replis le cou de quatre d'entre eux et paraît attendre une âme nue à genoux qu'un diable, coiffé d'un turban orné d'une plume, a déjà saisie par les cheveux ; mais la balance que tient Saint Michel penche du bon côté, et diable et serpent sont évincés pour cette fois-ci.

Le chapiteau du Sud représente le martyre de Saint-Laurent, patron de l'église




« Au milieu du tableau, le Saint, les pieds et les mains liés, est étendu sur le gril sous lequel brûlent des charbons ; derrière lui, le préfet de Rome ordonne le supplice pendant que deux bourreaux s'acharnent à augmenter les douleurs du martyr, celui-ci en le frappant avec une hache énorme, celui-là en activant le feu au moyen d'un soufflet. »

Léo DROUYN
(chapiteaux Romans de la Gironde 1863 - Paris-Librairie catholique de CASTERMAN  -  66, rue BONAPARTE)